
Depuis quelques décennies, la recherche sociale est dominée par un modèle qui semble de plus en plus imposer sa voie et sa vérité, celui des données probantes, des Evidence-Based Practice. C’est ce type de recherches qui a la cote auprès de nombreux décideurs, désireux de mieux gérer les risques sociaux, voire même de les prévenir, tout en espérant ainsi rationaliser les coûts et hausser l’efficience de leurs politiques, programmes et interventions. Parallèlement, la recherche en général semble de moins en moins la prérogative des scientifiques, des universitaires et des chercheurs. D’importants mouvements sociaux en interrogent explicitement les enjeux et les finalités. Émerge alors une préoccupation croissante pour la participation des personnes aux recherches qui les concernent. D’une part parce qu’en excluant les principaux intéressés, l’on se coupe de savoirs essentiels à la résolution de problèmes sociaux et de santé. D’autre part, parce la recherche construite sur un modèle biomédical soulève des questionnements éthiques majeurs, conséquence des effets du ciblage (étiquettes, stigmates, discrimination, marginalisation). Un certain nombre de questionnements émergent et pourraient être couverts dans ce numéro de la revue Nouvelles pratiques sociales : Quels sont les traditions et les courants de recherche qui aspirent à favoriser une réelle participation des personnes concernées? À quelles conditions une plus grande participation à la recherche peut-elle générer une plus grande démocratisation des pratiques? Dans de telles études, comment soutenir une réelle appropriation par les participants des objectifs, des méthodologies et du processus même de recherche? De quelles manières de telles recherches peuvent-elles interpeler la communauté scientifique, les décideurs et les intervenants? De quelle façon la recherche participative peut-elle s’inscrire dans les finalités actuelles de l’intervention sociale?Pour lire lappel, cliquez ici |
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Vers une amélioration des pratiques démocratiques en alphabétisation populaire Participation citoyenne et intervention communautaire : la Commission populaire pour la sauvegarde des maisons de chambres Participer, mais à quoi? Les limites du partenariat local en matière de développement urbain Action collective et égalité réelle : contribution des droits économiques et sociaux à l’agir ensemble L’intervention sociale d’intérêt collectif en France : états des lieux et enjeux actuels |
L'intervention féministe d'hier à aujourd'hui : Portrait d'une pratique sociale diversifiée vient de paraître (2010) aux Éditions du Remue-ménage. Sous la direction de Christine Corbeil et Isabelle Marchand, cet ouvrage se penche sur les fondements et principes de l'intervention féministe, sur l'intervention féministe à l'aune des questions de diversité, sur les violences et les pratiques féministes, sur la marginalité et la pauvreté en relation avec l'intervention féminsite comme outil de conscientisation. » Pour information et commande |
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| Pratiques sociales propose de construire une démarche qui interroge les évidences (aveuglements), les sous-entendus (malentendus), les consensus (leurres). Initié par l'association du même nom, le Réseau Pratiques sociales réunit des partenaires institutionnels, des groupes et des personnes s’intéressant aux orientations théoriques et cliniques transdisciplinaires et aux propositions de travail qui en découlent. Ce réseau reste disponible pour tous échanges et actions communes. » Consultez le site de PRATIQUES SOCIALES PasDeCôté, bulletin mensuel de Pratiques sociales qui informe des prises de position et des propositions des membres du Réseau. » Lisez le n° 25 (novembre 2011) |
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Éprouver un sentiment au cours d’une relation d’aide permet sa mise en œuvre ! Le propos peut sembler étrange(r) au discours du champ social. Le sentiment fait croire à trop de subjectivité, au doute, à l’incertitude..., alors que le travail social est de plus en plus assigné à anticiper, gérer et évaluer des protocoles d’interventions sociales. Le professionnalisme du travailleur social doit-il exclure tout sentiment dans l’accompagnement ? Il émane ici que l’on n’aura jamais fini de réfléchir au sens donné à l’action éducative et sociale. On ne peut que proposer des pistes de travail et inviter à un certain imaginaire. Témoignages et analyses montrent toute la complexité et la nécessité de faire avec ses sentiments et ceux de l’autre ; au risque parfois d’un chantage sentimental et d’y laisser quelques plumes et certitudes.
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UQAM - Université du Québec à Montréal › Dernière mise à jour : le 12 juillet 2011